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dimanche 16 février 2014

La Seine quand les lumières du soir s'allument
















Notre Dame de Paris



Notre-Dame de Paris est la cathédrale de Paris, la cathédrale de l’archidiocèse catholique de Paris. Elle est située sur l’île de la Cité, et est ouverte tous les jours de l’année de 8h00 à 18h45 (19h15 le samedi et le dimanche).

Elle a été le théâtre de plusieurs grands événements religieux et politiques de l'Histoire de la France.

C'est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Elle mesure 130 m de longueur, 48 m de large et 35 m de hauteur sous voûtes. Sa construction a débuté en 1163 et s'est étendue sur deux siècles. Le style n’est donc pas d’une uniformité totale : elle possède des caractères du gothique primitif (voûtes de la nef) et du gothique rayonnant.

Les deux rosaces qui ornent chacun des bras du transept sont parmi les plus grandes d’Europe, et mesurent chacune 13 mètres de diamètre.

 

Les tours de la cathédrale

Les tours de la cathédrale sont hautes de 69 m. Elles sont accessibles au public et offrent une vue imprenable sur Paris. La tour sud abrite un escalier de 387 marches.


L'Histoire

Je cite des extraits de http://www.notredamedeparis.fr/spip.php?article161

"Paris, l’ancienne Lutèce, a été évangélisée à partir du 3 ème siècle. On y comptait vers 250 suffisamment de chrétiens pour que le pape Fabien y envoie comme premier évêque Dyonisius, Saint Denis devenu saint patron de Paris.

Les chrétiens étant alors persécutés en Gaule comme dans tout l’Empire Chrétien, l’évêque Denis devait célébrer le culte secrètement sans doute dans une simple pièce d’une villa gallo-romaine.

Denis a d’ailleurs été martyrisé quelques années plus tard avec ses auxiliaires sur le Mont Mercure, dénommé depuis Mont Martyrum (Montmartre). Ses successeurs ont vécu dans la clandestinité jusqu’à la paix de l’Eglise décidée par l’Empereur Constantin en 313.

Il est alors devenu possible de construire un premier édifice chrétien, vraisemblablement sur la rive gauche et peut-être, selon certaines histoires, du côté de l’actuel Val-de-Grâce. En fait, nous ne savons rien de précis sur cette première cathédrale ni sur les suivantes. Des fouilles ont été effectuées à différentes périodes dans la partie orientale de l’Ile de la Cité, là où se trouve maintenant la Cathédrale Notre-Dame. Elles permettent de penser qu’il existait à son emplacement au début de notre ère un temple païen, remplacé ultérieurement par une grande basilique chrétienne à cinq nefs, sans doute assez semblable aux basiliques antiques de Rome ou de Ravenne, notamment. Mais nous ne savons pas si cette cathédrale, dédiée à Saint-Etienne, avait été élevée au 4 ème siècle et aurait été remaniée par la suite ou si elle daterait du 7 ème siècle avec des éléments plus anciens en remploi.

Une certitude cependant : cette cathédrale Saint-Etienne était de très grandes dimensions. Sa façade occidentale, située une quarantaine de mètres plus à l’ouest que la façade actuelle de Notre-Dame, avait une largeur à peine inférieure, quant à la longueur totale de l’édifice, elle représentait un peu plus de la moitié de l’actuelle. A l’intérieur, les nefs étaient séparées par des colonnes de marbre et les parois étaient revêtues de mosaïques. Selon l’usage liturgique, elle était complétée sur son flanc nord par un baptistère, dénommé Saint-Jean le Rond.

La cathédrale Saint-Etienne semble avoir été régulièrement entretenue et réparée, suffisamment en tout cas pour résister aux guerres et à l’usure du temps. Cependant, au milieu du 13 ème siècle sous le règne de Louis VII, l’évêque Maurice de Sully (évêque de Paris de 1160 à 1196) et le chapitre ont pris une décision extrêmement importante : construire à la place de Saint-Etienne une nouvelle cathédrale, beaucoup plus longue et plus haute que l’ancienne, comme le permettaient les nouvelles techniques architecturales qui commençaient alors à être employés, celle du style ogival, communément appelé gothique de nos jours.

1163 est la date traditionnellement retenue pour la pose de la première pierre de Notre-Dame en présence du Pape Alexandre III.

Le nouvel édifice s’inscrit dans l’élan du nouvel art que l’on appellera gothique (ou art ogival). Le premier maître d’œuvre anonyme prend le parti d’un plan à double bas-côté et sans transept saillant (choix qui était celui de la précédente cathédrale Saint-Etienne), élévation à quatre étages étayés par des tribunes, grandes voûtes sexpartites à 32 mètres 50, prédominance de la ligne horizontale, solution originale pour le voûtement de la partie tournante du déambulatoire, alternance de piles « fortes » et de piles « faibles » entre le premier et le deuxième bas-côté.

Quatre grandes campagnes de travaux marquèrent cette période sous la direction de quatre maîtres d’œuvre :

 1163-1182 : construction du choeur et de son double déambulatoire

 1182-1190 : construction des trois dernières travées de la nef, des bas-côtés et des tribunes.

 1190-1225 : édification des assises de la façade et des deux premières travées de la nef,

 1225-1250 : galerie haute et les deux tours sur la façade, modification et agrandissements des fenêtres hautes et aménagement des chapelles latérales de la nef entre les culées des arcs-boutants."

Au 17 ème et 18 ème siècles

Réaménagement sous la direction de Robert de Cotte du sanctuaire et du chœur pour accomplir le vœu de Louis XIII.

Restauration de la Rose Sud
Remplacement des vitraux du 12 ème et du 13 ème siècle par des vitres blanches au milieu du XVIIIe siècle par les frères Le Vieil.

Travaux de l’architecte Soufflot :
Nouvelle sacristie
Réaménagement du Portail central
Le Parvis de la cathédrale au XVIIème siècle. © NDP
Durant la période révolutionnaire :

Elle a été gravement endommagée pendant la Révolution Française.
Démontage de la flèche du 13 ème siècle
Destructions des 28 statues de rois de la galerie des rois
Destruction de toutes les grandes statues des portails à l’exception de la Vierge du trumeau du portail du Cloître.

19 ème siècle

Notre-Dame est rendue au culte catholique romain le 18 avril 1802. En 1831, Victor Hugo publie son roman Notre-Dame de Paris qui sera un énorme succès. En 1844, le gouvernement du roi Louis-Philippe 1er décrète la restauration de la cathédrale de Paris et la construction d’une sacristie. Le chantier de restauration est confié à deux architectes : Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus. En 1857, la mort de Lassus laisse Viollet-le-Duc, seul maitre d’œuvre.

"Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné." (Viollet-le-Duc). C’est ainsi que débute cette grande campagne de restauration, adjointe parfois de modifications de l’architecture générale, dont les principaux axes sont :

La reconstruction de la flèche
La restitution des sculptures
Elévation de la nouvelle sacristie
Remise en place d’une nouvelle vitrerie en faisant appel à de grands maîtres-verriers
Reconstitution d’une partie du Trésor et du mobilier
Peintures murales dans les chapelles latérales
Réfection complète du grand orgue

21 ème siècle

Les dernières restaurations ont été entreprises au début des années 2000.
Renouvellement des vitraux de la nef en remplacement des grisailles du 19 ème siècle
Restauration du grand orgue

La grande campagne de nettoyage de la façade occidentale qui dura plus de dix ans

Des millions de visiteurs par an chaque année

On peut prendre des photos à l'intérieur, mais il est seulement demandé aux visiteurs de respecter l’oeuvre architecturale en n’utilisant pas de flash ni de trépied.

La nef centrale est une merveille de symétrie. La voûte a 35 mètres de hauteur.





Il ne reste  presque rien des vitraux du moyen âge. Au dix-huitième siècle, à cause du manque de lumière, les chanoines ont décidé de les remplacer par des vitraux blancs transparents. Seules les trois roses ont été conservées.


Au moment de la messe de 18H30, au grand autel, ce dimanche.



A la nuit tombée




Cour du Commerce Saint-André

La Cour du Commerce Saint-André est un passage en plein milieu du quartier latin, riche en souvenirs de l'époque Révolutionnaire,  qui relie la Rue St André des Arts et le Boulevard St Germain (130 Boulevard St Germain).


Un monument historique

En 1987, un très grand nombre d’éléments de la cour du Commerce Saint-André, dont les façades et les toitures des commerces, les trois entrées, et la verrière ont été inscrits aux Monuments historiques 


C'est dans ce petit passage que Danton habita au n°1, que Marat imprimera son journal "l'Ami du peuple" de 1790 à 1793, au n° 8 jusqu'à sa mort le 13 juillet 1793, et que le charpentier allemand du nom de Schmidt mettra au point la guillotine dans son atelier du n° 9 .   

C'est dans ce passage que fut ouvert le célèbre café  "Procope" fondé en 1689 par Francesco Procopio dei Coltelli, qui sera dès 1792 un "foyer révolutionnaire" fréquenté  par le club des Jacobins et celui des Cordeliers .



L'Histoire

Entre 1360 - 1630, le passage se trouve sur le fossé de l'enceinte de Philippe Auguste dont il subsiste un fragment et une tour englobés dans les bâtiments à l'est.

En 1640, un chemin est établi sur l'ancien fossé comprenant des fondations de l'enceinte du mur de Philippe Auguste, sous le nom de cour du commerce.

Le passage a été ouvert en 1735 entre deux jeux de paumes pour relier la rue Saint-André des Arts et la rue de l'Ancienne Comédie. Il s'appelle alors "Cour du Commerce" à cause des boutiques qui le bordaient. 


Le plus vieux café de Paris

Parmi les enseignes célèbres de la cour se trouvent le plus vieux café de Paris,  premier café-glacier de Paris, le "Procope" fondé en 1684, ainsi que le Relais Odéon.


Le "Procope"fut rendu célèbre lors de la révolution française où de nombreux artistes et écrivains venaient s'y rencontrer.

1686 : Fondation au n°13 rue de l'Ancienne-Comédie du café Procope par Francesco Procopio dei Cotelli, originaire de Palerme.

Il avait commencé chez l'Arménien Pascal, à la foire Saint-Germain. Il servait des cafés «à la turque» et des spécialités italiennes. Il eut l'idée d'afficher les journaux du jour autour du poêle central.

En 1689, les comédiens-français s’installent en face du Procope et, entre deux représentations, le café devint le café du théâtre.

La proximité du théâtre de la Comédie-Française bâti en 1688 lui apportait de nombreux clients.

1735 Le passage englobe le passage du Jeu-de-Metz qui relie la rue Saint-André-des-Arts avec la rue de l'Ancienne-Comédie.

Dans les années 1740, le café était le lieu de réunion des encyclopédistes Diderot, Voltaire, Rousseau. Et l’Encyclopédie naîtra sous les lustres de cristal du Procope.

1776 Ouverture d'une voie privée sur un terrain gagné sur le fossé de l'enceinte de Philippe Auguste et qui servaient pour des jeux de paume. Les maisons basses sont construites par Ducellier et sa famille. 

Pendant la révolution, on y voit défiler les Danton, Marat et Robespierre. Benjamin Franklin y peaufina la constitution américaine.
 
Une entrée secondaire du café donne sur la cour du Commerce. Elle était utilisée par Danton quand il s'y rendait.

1791 Percement du rempart de Philippe Auguste pour mettre en communication la cour du Commerce avec la cour de Rohan. 

1792 La guillotine est expérimentée sur des moutons dans la cour de la maison du n°9. 1792 Danton et Camille Desmoulins habitèrent au n°1. Danton y a été arrêté le 31 mars 1794.

1877 Percement du boulevard Saint-Germain qui fait disparaître une partie de la cour du Commerce. Les bâtiments du n°130 boulevard Saint-Germain sont construits à cette occasion.

16 mars 1877 Le passage prend le nom de Cour du Commerce-Saint-André par arrêté.


Les vestiges d'une tour de l'enceinte de Philippe Auguste

Presque face au Procope, au n° 8, Marat avait établi son imprimerie. Elle héberge aujourd'hui "Un Dimanche à Paris", un "Concept Store" dédié au chocolat regroupant une boutique d'excellentes viennoiseries ainsi qu'un Salon de Thé/Restaurant, dans lequel vous pourrez admirer les vestiges d'une tour appartenant à l'ancienne enceinte de Paris de Philippe Auguste.


La Cour de Rohan          

A gauche du restaurant, dans le renfoncement, on accède à la Cour de Rohan, (quand le portail veut bien s'ouvrir -- il y a un bouton pour ouvrir la grille sur votre droite -- .... fermé notamment le dimanche... ), un ensemble de cours et bâtiments médiévaux magnifiquement conservés et restaurés.

Ce passage était à l’origine bloqué par l’enceinte Philippe Auguste, qui passait dans cette cour. Certains vestiges de cette enceinte sont visibles aux n°3 et 7. Le nom de Rohan est une altération de Rouen. Cette voie, qui existait au XVI ème siècle, était voisine de l’hôtel des archevêques de cette ville de Normandie.

Cette petite cour est constituée de trois courettes qui se succèdent : l'une possède un fragment de l'enceinte de Philippe Auguste (en terrasse), l'autre a gardé un hôtel de 1636 et un trépied forgé servant à monter à cheval. A voir Le fragment de la muraille de Philippe Auguste A proximité La cour du commerce Saint-André La rue Saint-André des arts L'Odéon

Cette cour a été créée avant le 16 ème siècle et son nom vient de Rouen, la ville, en raison de la proximité du palais où étaient logés les prélats provenant de la ville normande de Rouen (l’hôtel des évêques de Rouen). Son nom s’est ensuite transformé en "Cour de Rohan".

Au Moyen Age le passage était utilisé lorsque le roi  Philippe Auguste traversait ce quartier. A l'origine c'était un cul -de-sac ouvrant sur la rue de l'Eperon, dont une partie avait été absorbée en 1866 Par la rue du Jardinet actuelle.    

Son extrémité se heurtait au rempart de Philippe Auguste. Une brèche faite dans ce mur vers 1791 mit le cul-de-sac en communication avec cette cour. On peut d’ailleurs apercevoir encore des vestiges du mur de l’enceinte de Philippe-Auguste dans la première courette. On y accède soit par la cour du Commerce Saint-André, soit par la rue du Jardinet . 

Après avoir franchi la grille d’entrée située rue du Commerce Saint-André en face du café " Procope ", on accède à la première courette bordée de petits immeubles entourés de verdure.

Sur l'une des terrasses on peut encore voir un fragment de l'enceinte de Philippe Auguste. 

C’est dans l’un de ces immeubles se trouvait l’atelier de Balthus, peintre d'origine polonaise du 20 ème siècle, qui adorait peindre les chats...  Un escalier extérieur en pierre permet  d’accéder à l'appartement et à l’atelier du peintre. 

En passant sous le porche on accède à la seconde cour, où l'on peut voir les deux grosses bornes destinées à la protection des murs lors du passage des voitures aux grandes roues.
Plus d'infos : ICI

L'Hôtel de Diane de Poitiers

La deuxième courette est la plus petite. Un magnifique hôtel de briques rouges, datant du 16 ème siècle et aux fenêtres très hautes, construit pour Diane de Poitiers en 1550,  maîtresse du roi Henri II, le second fils de François Ier .  

Dans cette seconde courette subsiste une curiosité : le dernier "pas-de-mule" de Paris , un montoir en fer forgé qui servait aux dames , aux abbés et aux vieillards pour se hisser sur leur monture. Dans le 3 ème arrondissement de Paris existe une "rue du Pas de la mule".     

Dans la troisième courette, des constructions de brique et de pierre, de style Louis XIII. Dans un renfoncement, un puits équipé de sa margelle à gargouille et d'une poulie à côté de la plaque indiquant le nom de la cour. 

Dans les années d'après-guerre, Georges Bataille y organisa des fêtes, auxquelles participèrent Sartre, Simone de Beauvoir et Albert Camus. 

C'est aussi dans cette courette que naquit en 1835 le musicien Camille Saint-Saëns . 

Elle aboutit à la petite rue du Jardinet, ainsi nommée depuis le 16 ème siècle car à proximité du jardin de l'ancien Hôtel de Vendôme en 1441 . 

L'immeubles se trouvant au n° 3 est classé aux Monuments Historiques. Certaines célébrités, entre autre le docteur Guillotin (inventaire de la guillotine) ou encore le peintre Balthus, y habitèrent.


La guillotine

La guillotine est l’invention qui était utilisée en France pour infliger la peine de mort jusque l’abolition de la peine de mort en 1981. Il s’agit d’un outil qui arbore une lame qui tombe d’un coup sec pour trancher la tête du comdamné à mort. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas Joseph Ignace Guillotin qui a conçu la guillotine.

Octobre 1789. Le député Guillotin (Joseph-Ignace Guillotin Médecin, humaniste et homme politique français), député de Paris aux Etats généraux de 1789, dépose un projet de loi pour unifier les différentes méthodes d'exécution de la peine de mort (potence, hache, bûcher, roue, écartèlement...)
A cette époque, les peines de mort étaient données par pendaison, décapitation à la hache ou encore au bûcher.

Il propose la décapitation en disant à la tribune "le couperet siffle, la tête tombe, le sang jaillit, l'homme n'est plus; avec ma machine je ferai sauter vos têtes en un clin d'oeil et vous ne sentirez qu'une très légère fraicheur sur le cou". Hilarité des députés dans la salle. On trouvait qu'il "tranchait un peu trop dans le vif". Son rapport est classé.

La  machine à décapiter n'a pas été inventée par Guillotin. Elle existait déjà en effet sous différentes formes dès le moyen-âge dans différents pays européens. Il existait déjà des inventions similaires auparavant en Europe : la Maianna italienne et la Maiden écossaise.

Les temps ayant changé, le projet de loi du docteur Guillotin est voté le 25 mars 1792.

Il fait appel au docteur Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie Royale de Chirurgie, pour réfléchir et créer cette machine. Antoine Louis  est donc le véritable inventeur de la guillotine.
Après en avoir dessiné les plans, d'après les descriptions de Guillotin Antoine Louis fait fabriquer un prototype par un artisan facteur de clavecins, nommé Tobias Schmidt - dont l'atelier se trouve Cour du Commerce Saint-André, sur l'emplacement de l'actuel n°9, à deux pas des demeures de Danton et de Camille Desmoulins). Le charpentier Schmidt ayant présenté le devis le plus faible remporte l'appel d'offres (entre 305 et 824 livres) lancé par le docteur Louis pour construire la machine. assisté de l'exécuteur Charles-Henri Sanson.

Constituée de deux montants verticaux reliés par une traverse, comportant eux-mêmes une rainure, la guillotine fonctionne avec un couperet, placé dans les rainures, et maintenu en haut de la machine à l'aide d'une corde.

Autrefois, le bourreau devait tirer sur une corde pour déclencher le mécanisme. Grâce à Schmidt, il pressera désormais un simple ressort.

La machine est d'abord essayée sur des moutons cour du Commerce, puis sur des cadavres dans la salle de dissection de l'hôpital Bicêtre.

Le 25 avril 1792, après des essais positifs, le premier condamné est exécuté place de Grève.
Le journal «les Actes des Apôtres» donne à la machine le nom de "guillotine".

Le docteur Guillotin, emprisonné pendant la Terreur, fut libéré après la chute de Robespierre. Cela lui a évité de connaître la légère fraicheur sur le cou...

Le charpentier Schmidt meurt riche mais alcoolique sous l'Empire.

A partir des premières exécutions en 1792, elle fut d'ailleurs surnommée "Louisette".

La première exécution à la guillotine fut celle de Nicolas Jacques Pelletier condamné à mort pour vol avec violence, le 25 avril 1972. Lors de l'exécution de Nicolas Jacques Pelletier, la foule hua le bourreau, déçue par la rapidité du spectacle.

La dernière a eu lieu en septembre 1977, à la prison des Baumettes.

+ d'infos : http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/guillotin.html

Rue de Nesles

En sortant du Pont des Arts.


La rue de Nesle, autrefois  d'Anjou-Dauphine, est une ruelle située dans le quartier de la Monnaie dans le 6 ème arrondissement de Paris.
 

  
L'Histoire

La rue a été ouverte en 1607 sur le site de l'ancien collège de Saint-Denis vendu en 1595 et démoli aussitôt. Elle prend alors le nom de rue d'Anjou Dauphine, en hommage à Gaston d'Anjou, troisième fils d'Henri IV. Elle prend son nom actuel en 1867 en raison de la proximité de l'ancien hôtel de Nesle et de l'ancienne Tour de Nesle.

La Tour de Nesle

La tour de Nesle, aujourd'hui disparue, était l'une des tours de coin de l'ancienne enceinte de Paris, dite enceinte de Philippe Auguste, construite par Philippe II au début du 13 ème siècle. Au n° 13 de la rue de Nesles se trouvent des restes de l'ancienne enceinte de Philippe Auguste. La tour de Nesle était située à l'emplacement actuel du pavillon ouest de la bibliothèque Mazarine.

La tour de Nesle et le pont-Neuf par Jacques Callot, vers 1610-1635.

La tour de Nesle fut construite vers 1200 sur la rive gauche de la Seine, face à la tour du coin du palais du Louvre, sur une sorte de butte inondée par le fleuve en hiver.

C'était une des quatre principales tours de coin de l'enceinte de Philippe-Auguste. Elle terminait la clôture de la rive gauche de la Seine, côté aval, et faisait face à sa jumelle, la tour du coin, élevée au côté méridional de la porte du Louvre, sur l’autre rive du fleuve.

Haute de 25 mètres et large de 10, la tour de Nesle possédait deux étages voûtés et deux étages plafonnés, avec au sommet, une plate-forme crénelée à laquelle on accédait par un escalier à vis placé dans un tourillon qui lui était accolé, lui-même terminé par une seconde plate-forme, qui dépassait de beaucoup la précédente.

Ses plateformes servaient de poste d'observation à une sentinelle qui, de là, pouvait surveiller la Seine et les abords des fortifications. Ses étages servaient vraisemblablement d'arsenal jusqu'au début du 15 ème siècle.
Selon Gustave Pessard, un souterrain reliait la tour avec une maison située au 13 de la rue de Nesle
.
Pour interdire le passage nocturne de bateaux, on tendait entre les deux tours de grosses chaînes supportées par des barques amarrées à de solides pieux, approximativement à l'emplacement de l’actuel pont des Arts. Une imposante lanterne, suspendue à une potence, servait à éclairer le fleuve et les alentours, et constituait l'un des rares éclairages nocturne de Paris jusqu'au milieu du 15 ème siècle.

Acquise par Philippe le Bel en 1308 pour 5 000 livres parisis, elle devint la propriété de Philippe V de France qui, en 1319, en fit don à sa femme Jeanne II de Bourgogne. Cette dernière ordonna dans son testament qu'elle devrait être vendue pour financer la fondation du collège de Bourgogne (1330).

Charles VII, par lettres patentes du 24 mai 1446, en fit don au duc de Bretagne François Ier, mais le duc n'ayant pas d'héritier mâle, elle revint à la couronne en 1450. En 1552, Henri II vendit la propriété en plusieurs lots.

En 1571 une lettre patente enjoignit au propriétaire de la tour, le duc de Nevers de s’en départir en faveur de la ville de Paris8.

À cette date, la ville loua à Balthasar Bordier, un marchand, "La tour dite de Nesle, chambre, cellier, jardin, terrasse et autres petits édifices joignant ladite tour, pour neuf ans, moyennant trente livres tournois par année."

Il semble, qu’à cette époque, le rez-de-chaussée de la tour servait à abriter des filets de pêcheurs, et les étages supérieurs étaient occupés par des blanchisseuses qui étendaient leur linge sur de longues perches plantées horizontalement dans la vieille muraille, à proximité des fenêtres.

En 1613, elle servit à tirer un feu d’artifice destiné à divertir le jeune Louis XIII âgé de 12 ans et, en 1660, sa plate-forme servit de support à une girandole tirée à l'occasion du mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche.

La démolition de la tour, envisagée dès 1659, ne fut effective qu’en 1663 ou 1665 pour permettre la construction de la bibliothèque Mazarine et du collège des Quatre-Nations.


Un lieu de débauches

La tour a été au 16 ème siècle le lieu de rencontre des trois belles-filles de Philippe le Bel et de leurs amants.

À cet épisode historique s'est ajouté, au 15 ème siècle, une légende selon laquelle une Reine de France aurait fait de cette tour un lieu de débauches à l'issue desquelles elle assassinait ses amants et les jetait à la Seine.

La réputation de la tour était telle que, vers 1846/47, le nom de Tour de Nesle fut donné à un bouge infâme de la rue du Pot-de-Fer où des repris de justice entraînaient des jeunes filles des quartiers voisins.

Les supposés meurtres et orgies perpétrés dans la Tour ont inspiré Alexandre Dumas dans "La Tour de Nesle" un drame en cinq actes et en neuf tableaux (1832), et aussi dans "Les Rois maudits" de Maurice Druon (1955).
Sources : Wikipedia

Pont des Arts

Le pont des Arts (ou la passerelle des Arts) est un pont traversant la Seine au centre de Paris. Il relie les quais Malaquais et Conti au niveau de l'Institut de France, dans le 6 ème arrondissement, aux quais François-Mitterrand et du Louvre au niveau de la cour carrée du palais du Louvre (qui s'appelait "Palais des Arts" sous le Premier Empire), dans le 1er arrondissement.



Le pont des Arts est inscrit monument historique depuis le 17 mars 19751. Le pont est desservi par la station de métro Louvre - Rivoli.



L'Histoire

Entre 1801 et 1804, une passerelle de neuf arches en fonte réservée aux piétons est construite à l'emplacement de l'actuel pont des Arts : c'est le premier pont métallique de Paris. Cette innovation est due au premier consul Napoléon Bonaparte, suivant une réalisation anglaise. Les ingénieurs Louis-Alexandre de Cessart et Jacques Vincent de Lacroix Dillon conçoivent cette passerelle pour ressembler à un jardin suspendu, avec des arbustes, des bacs de fleurs et des bancs.
En 1852, suite à l'élargissement du quai de Conti, les deux arches de la rive gauche deviennent une seule arche.

Le pont était soumis à un droit de péage.

En 1976, l'inspecteur général des Ponts et Chaussées rapporte la fragilité de l'ouvrage, principalement due aux bombardements des Première et Seconde Guerres mondiales et à plusieurs collisions de bateaux en 1961 et 1970.

Le pont sera fermé à la circulation en 1977 et s'effondrera effectivement sur 60 mètres en 1979 lors d'un dernier choc avec une barge.

Les "cadenas de l'amour"

Vous avez forcément entendu parler de ce rituel consistant à laisser un cadenas marqué par vos deux noms sur ce pont historique. La tradition n’est complète que si vous jetez ensuite les clés dans la Seine, comme symbole de la passion éternelle qui lie votre coeur à votre moitié.








On l'appelle désormais le "pont de l'Amour".




Si vous n'en n'avez pas de cadenas, il y a des vendeurs.. à la sauvette... Celui-là s'est retourné quand il a vu que je prenais une photo.


Apparemment le pont des arts attire tellement d'amoureux, que tout le poids des cadenas fait s'affaisser de plus en plus le pont chaque année, à tel point que la mairie de l'arrondissement se demande sérieusement si elle ne devrait pas enlever les cadenas. Le danger, c'est qu'un jour il y ait un bout de parapet avec plusieurs kilos de cadenas qui tombe sur la tête des touristes sur une péniche, ça peut les blesser gravement, voire les tuer".