Au hasard des balades

dimanche 16 février 2014

Notre Dame de Paris



Notre-Dame de Paris est la cathédrale de Paris, la cathédrale de l’archidiocèse catholique de Paris. Elle est située sur l’île de la Cité, et est ouverte tous les jours de l’année de 8h00 à 18h45 (19h15 le samedi et le dimanche).

Elle a été le théâtre de plusieurs grands événements religieux et politiques de l'Histoire de la France.

C'est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Elle mesure 130 m de longueur, 48 m de large et 35 m de hauteur sous voûtes. Sa construction a débuté en 1163 et s'est étendue sur deux siècles. Le style n’est donc pas d’une uniformité totale : elle possède des caractères du gothique primitif (voûtes de la nef) et du gothique rayonnant.

Les deux rosaces qui ornent chacun des bras du transept sont parmi les plus grandes d’Europe, et mesurent chacune 13 mètres de diamètre.

 

Les tours de la cathédrale

Les tours de la cathédrale sont hautes de 69 m. Elles sont accessibles au public et offrent une vue imprenable sur Paris. La tour sud abrite un escalier de 387 marches.


L'Histoire

Je cite des extraits de http://www.notredamedeparis.fr/spip.php?article161

"Paris, l’ancienne Lutèce, a été évangélisée à partir du 3 ème siècle. On y comptait vers 250 suffisamment de chrétiens pour que le pape Fabien y envoie comme premier évêque Dyonisius, Saint Denis devenu saint patron de Paris.

Les chrétiens étant alors persécutés en Gaule comme dans tout l’Empire Chrétien, l’évêque Denis devait célébrer le culte secrètement sans doute dans une simple pièce d’une villa gallo-romaine.

Denis a d’ailleurs été martyrisé quelques années plus tard avec ses auxiliaires sur le Mont Mercure, dénommé depuis Mont Martyrum (Montmartre). Ses successeurs ont vécu dans la clandestinité jusqu’à la paix de l’Eglise décidée par l’Empereur Constantin en 313.

Il est alors devenu possible de construire un premier édifice chrétien, vraisemblablement sur la rive gauche et peut-être, selon certaines histoires, du côté de l’actuel Val-de-Grâce. En fait, nous ne savons rien de précis sur cette première cathédrale ni sur les suivantes. Des fouilles ont été effectuées à différentes périodes dans la partie orientale de l’Ile de la Cité, là où se trouve maintenant la Cathédrale Notre-Dame. Elles permettent de penser qu’il existait à son emplacement au début de notre ère un temple païen, remplacé ultérieurement par une grande basilique chrétienne à cinq nefs, sans doute assez semblable aux basiliques antiques de Rome ou de Ravenne, notamment. Mais nous ne savons pas si cette cathédrale, dédiée à Saint-Etienne, avait été élevée au 4 ème siècle et aurait été remaniée par la suite ou si elle daterait du 7 ème siècle avec des éléments plus anciens en remploi.

Une certitude cependant : cette cathédrale Saint-Etienne était de très grandes dimensions. Sa façade occidentale, située une quarantaine de mètres plus à l’ouest que la façade actuelle de Notre-Dame, avait une largeur à peine inférieure, quant à la longueur totale de l’édifice, elle représentait un peu plus de la moitié de l’actuelle. A l’intérieur, les nefs étaient séparées par des colonnes de marbre et les parois étaient revêtues de mosaïques. Selon l’usage liturgique, elle était complétée sur son flanc nord par un baptistère, dénommé Saint-Jean le Rond.

La cathédrale Saint-Etienne semble avoir été régulièrement entretenue et réparée, suffisamment en tout cas pour résister aux guerres et à l’usure du temps. Cependant, au milieu du 13 ème siècle sous le règne de Louis VII, l’évêque Maurice de Sully (évêque de Paris de 1160 à 1196) et le chapitre ont pris une décision extrêmement importante : construire à la place de Saint-Etienne une nouvelle cathédrale, beaucoup plus longue et plus haute que l’ancienne, comme le permettaient les nouvelles techniques architecturales qui commençaient alors à être employés, celle du style ogival, communément appelé gothique de nos jours.

1163 est la date traditionnellement retenue pour la pose de la première pierre de Notre-Dame en présence du Pape Alexandre III.

Le nouvel édifice s’inscrit dans l’élan du nouvel art que l’on appellera gothique (ou art ogival). Le premier maître d’œuvre anonyme prend le parti d’un plan à double bas-côté et sans transept saillant (choix qui était celui de la précédente cathédrale Saint-Etienne), élévation à quatre étages étayés par des tribunes, grandes voûtes sexpartites à 32 mètres 50, prédominance de la ligne horizontale, solution originale pour le voûtement de la partie tournante du déambulatoire, alternance de piles « fortes » et de piles « faibles » entre le premier et le deuxième bas-côté.

Quatre grandes campagnes de travaux marquèrent cette période sous la direction de quatre maîtres d’œuvre :

 1163-1182 : construction du choeur et de son double déambulatoire

 1182-1190 : construction des trois dernières travées de la nef, des bas-côtés et des tribunes.

 1190-1225 : édification des assises de la façade et des deux premières travées de la nef,

 1225-1250 : galerie haute et les deux tours sur la façade, modification et agrandissements des fenêtres hautes et aménagement des chapelles latérales de la nef entre les culées des arcs-boutants."

Au 17 ème et 18 ème siècles

Réaménagement sous la direction de Robert de Cotte du sanctuaire et du chœur pour accomplir le vœu de Louis XIII.

Restauration de la Rose Sud
Remplacement des vitraux du 12 ème et du 13 ème siècle par des vitres blanches au milieu du XVIIIe siècle par les frères Le Vieil.

Travaux de l’architecte Soufflot :
Nouvelle sacristie
Réaménagement du Portail central
Le Parvis de la cathédrale au XVIIème siècle. © NDP
Durant la période révolutionnaire :

Elle a été gravement endommagée pendant la Révolution Française.
Démontage de la flèche du 13 ème siècle
Destructions des 28 statues de rois de la galerie des rois
Destruction de toutes les grandes statues des portails à l’exception de la Vierge du trumeau du portail du Cloître.

19 ème siècle

Notre-Dame est rendue au culte catholique romain le 18 avril 1802. En 1831, Victor Hugo publie son roman Notre-Dame de Paris qui sera un énorme succès. En 1844, le gouvernement du roi Louis-Philippe 1er décrète la restauration de la cathédrale de Paris et la construction d’une sacristie. Le chantier de restauration est confié à deux architectes : Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus. En 1857, la mort de Lassus laisse Viollet-le-Duc, seul maitre d’œuvre.

"Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné." (Viollet-le-Duc). C’est ainsi que débute cette grande campagne de restauration, adjointe parfois de modifications de l’architecture générale, dont les principaux axes sont :

La reconstruction de la flèche
La restitution des sculptures
Elévation de la nouvelle sacristie
Remise en place d’une nouvelle vitrerie en faisant appel à de grands maîtres-verriers
Reconstitution d’une partie du Trésor et du mobilier
Peintures murales dans les chapelles latérales
Réfection complète du grand orgue

21 ème siècle

Les dernières restaurations ont été entreprises au début des années 2000.
Renouvellement des vitraux de la nef en remplacement des grisailles du 19 ème siècle
Restauration du grand orgue

La grande campagne de nettoyage de la façade occidentale qui dura plus de dix ans

Des millions de visiteurs par an chaque année

On peut prendre des photos à l'intérieur, mais il est seulement demandé aux visiteurs de respecter l’oeuvre architecturale en n’utilisant pas de flash ni de trépied.

La nef centrale est une merveille de symétrie. La voûte a 35 mètres de hauteur.





Il ne reste  presque rien des vitraux du moyen âge. Au dix-huitième siècle, à cause du manque de lumière, les chanoines ont décidé de les remplacer par des vitraux blancs transparents. Seules les trois roses ont été conservées.


Au moment de la messe de 18H30, au grand autel, ce dimanche.



A la nuit tombée




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