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samedi 17 septembre 2022

Jean Gabin - L'exposition à Boulogne-Billancourt

JOURNÉES DU PATRIMOINE - JOUR 1 à Boulogne Billancourt

Samedi 17 Septembre 2022
 


 
 « T’as d’beaux yeux, tu sais ». Jean Gabin (1904-1976), monstre sacré du cinéma français, qui a tourné dans près de cent films tout au long de sa carrière, est aujourd’hui mis à l’honneur à l’Espace Landowski (Boulogne-Billancourt) pour une vaste rétrospective – plus de 700 m² de surface d’exposition – se prolongeant également hors les murs à travers une série de portraits accrochés sur les grilles du square Léon-Blum.
 
La ville de Boulogne-Billancourt consacre un hommage, le premier d’une telle ampleur, à un monstre sacré : Jean Gabin, qui détient le record de films tournés dans ses célèbres studios.

Exposition exceptionnelle, monstre sacré, icône du cinéma, histoire d'une légende...  
Jean Moncorgé alias Gabin a incarné la France et le 20e siècle plus qu'aucun autre acteur.


Musée des Années Trente - Espace Landowski
28 Avenue André Morizet
92100 - Boulogne-Billancourt
T: 01 55 18 53 70
Du mardi au dimanche de 11h à 18h
Métro :
– ligne 9 (Marcel-Sembat)
– ligne 10 (Boulogne-Jean-Jaurès)
Bus : lignes 126 et 175 (arrêt : hôtel de ville de Boulogne-Billancourt)
SUBB Boucle Nord (arrêt : Hôtel de Ville)
 
Du 9 mars au 10 juillet 2022
Du mar. au dim. de 11h à 18h 
Tarif : 7€, TR : 5€, gratuit pour les moins de 26 ans
Visite guidée à 14h30 tous les autres dimanches 
 
L'histoire de Jean Gabin est un peu la nôtre : son enfance sur les bords de l’Oise, puis chez ses grands-parents à Boulogne-Billancourt, ses débuts dans son "métier de saltimbanque", ses rôles légendaires, de la crise des années 1930 au du réalisme poétique, son engagement militaire lors la Seconde Guerre mondiale, la transformation du pays après-guerre... 

Une exposition ambitieuse qui revient en long et en large sur la vie de Jean Gabin, de son vrai nom Jean Moncorgé, dont la trajectoire est intimement liée à la ville de Boulogne-Billancourt, où l’acteur de Pépé le Moko (1937) et de Quai des brumes (Marcel Carné, 1938) tourna pas moins de vingt-six films.

Conçue en étroite collaboration avec la famille de l’acteur et les partenaires associés à la Ville, l’exposition décline sur 700 m² :

- Des objets authentiques conservés au Musée Jean-Gabin de Mériel
- Des effets personnels uniques confiés par le fils de l’acteur, Mathias Moncorgé 
- Des trésors sortant pour la première fois des réserves de la Cinémathèque française
- Des pièces issues de la plus grande collection privée consacrée à Jean Gabin
- Du matériel cinématographique provenant des studios de Billancourt et de Boulogne
- Une quinzaine d’écrans projetant des extraits de films et de documentaires
- Une expérience de réalité virtuelle en immersion dans une scène du Jour se lève.

 




L’exposition retrace ainsi les grands jalons de la vie de Jean Gabin : son enfance sur les bords de l’Oise, le temps passé chez son grand-père à Boulogne-Billancourt, ses rêves de jeunesse, les premiers petits boulots, ses débuts comme artiste de music-hall, son ascension au cinéma, son engagement dans la Seconde Guerre mondiale, mais aussi son amour de la terre et sa passion pour les chevaux.
 
Un parcours de visite également agrémenté d’une quinzaine d’écrans projetant des extraits de films et de documentaires, ainsi qu’une expérience de réalité virtuelle dans une scène de Le Jour se lève, le chef-d’oeuvre de Marcel Carné.




Grâce à la collaboration de la famille de l’acteur et de partenaires emblématiques tels que la Cinémathèque française ou le Musée Jean-Gabin de Mériel (Val-d’Oise), l’exposition peut se vanter d’avoir su réunir, en un seul et même lieu, une quantité folle d’objets liés de près ou de loin à la carrière de Jean Gabin : effets personnels, affiches de films, matériel de tournages, éléments de décors, etc.





Dans ces mythiques studios de Boulogne et Billancourt, Jean Gabin tourne alors des films qui resteront gravés dans les annales du cinéma français tels que La Grande Illusion (Jean Renoir, 1937), Le Jour se lève (Marcel Carné, 1939), Hôtel du Nord (Marcel Carné, 1938) – pour les besoins duquel le canal Saint-Martin fut entièrement reconstitué - ou encore Touchez pas au Grisbi (Jacques Becker, 1954).

















La nouvelle génération des acteurs français







Devant son immense succès, la grande rétrospective consacrée à Jean Gabin
a été prolongée jusqu'au dimanche 15 janvier 2023.

Musée des Années Trente et Musée Paul-Landowski à Boulogne-Billancourt

JOURNÉES DU PATRIMOINE - JOUR 1 à Boulogne Billancourt

Samedi 17 Septembre 2022





Ce musée municipal de la ville de Boulogne-Billancourt, à deux pas de l'hôtel de ville, a été créé en 1939. Il présente une collection d'œuvres et d'objets d'art datant des années 1930, dont une partie représentative du mouvement de l'Art déco.  Il possède une collection unique en France, riche de 14 000 œuvres. 

On peut découvrir dans ce musée un autre art de l'entre-deux-guerres, moins avant-gardiste, moins contestataire, plus classique, poétique, mais tout aussi révélateur de son époque.   


Musée des Années Trente
Espace Landowski
28 Avenue André Morizet
92100 - Boulogne-Billancourt
T: 01 55 18 53 00 - 01 55 18 46 42
Du mardi au dimanche de 11h à 18h
https://www.boulognebillancourt.com/loisirs/culture/les-musees/musee-des-annees-trente
Métro :
– ligne 9 (Marcel-Sembat)
– ligne 10 (Boulogne-Jean-Jaurès)
Bus : lignes 126 et 175 (arrêt : hôtel de ville de Boulogne-Billancourt)
SUBB Boucle Nord (arrêt : Hôtel de Ville)

Consacré à la fois à la période riche et foisonnante de l’art classique et aux divers courants du réalisme de l’entre-deux-guerres, le musée des Années Trente est l’un des musées les plus importants au monde dans son domaine. Cette période a été particulièrement faste à Boulogne-Billancourt grâce aux nombreux artistes, architectes et industriels qui ont fait de cette ville un véritable symbole des temps modernes.
  

Historique

Créé pour commémorer le décret de 1925 renommant la commune de Boulogne en Boulogne-Billancourt, en évoquant la « modernité, noces des arts et de l'industrie », ce musée municipal, installé à l'origine dans les locaux de l'hôtel de ville, a été créé en 1939 par le docteur Albert Besançon, premier conservateur, dans le but de regrouper des collections assez disparates concernant le patrimoine culturel et industriel de Boulogne-Billancourt. 

En 1983, Emmanuel Bréon prend la succession du docteur Besançon, mort à 103 ans, et donne une nouvelle direction à la politique du musée, en le recentrant sur l'exploration du patrimoine des années 1930. 

Des années fastes pour Boulogne-Billancourt, aussi bien sur le plan industriel que culturel. À cette époque en effet, de nombreux artistes, architectes, peintres, sculpteurs, cinéastes, sont attirés dans cette ville où les prix des terrains et des ateliers restent abordables.

Rebaptisé « musée des Années 30 » en 1994, le musée s'installe en 1998 dans ses nouveaux locaux de l'espace Paul-Landowski. Suivant l'idée qu'un tel musée devait rendre compte de tous les aspects artistiques de ce début de 20 ème siècle, le musée des Années Trente présente une série d'œuvres orientalistes. 

On y trouvera donc aussi bien des peintres du ministère de l'Outremer et des Colonies ou des boursiers de la villa Abd-El-Tif. 

Le musée possède 3 000 m² de surface d'exposition et présente 800 peintures, 1 500 sculptures, 20 000 dessins, ainsi que du mobilier, des céramiques, des affiches originales et documents d'archives. 

Il s'inscrit dans un parcours pédestre extérieur qui permet de découvrir des réalisations architecturales (Le Corbusier, Mallet-Stevens, etc.) et les personnalités qui les ont habitées, comme André Malraux. 
 
On y trouve :

- Des peintures de Bernard Boutet de Monvel, Alfred Courmes, Maurice Denis, George Desvallières, Amédée de La Patelière, Robert Poughéon, Jean Souverbie, Henry de Waroquier…

- Des sculptures d’Henry Arnold, Joseph Bernard, Charles Despiau, Alfred Janniot, Paul Landowski, Robert Wlérick, des frères Jan et Joël Martel

- Des meubles des grands ensembliers décorateurs Ruhlmann, Leleu, Follot, Sue et Mare, Printz, Herbst, Sognot, Mallet-Stevens, Siclis… 

- Des documents et maquettes d’architecture.


« Il se passe plein de choses pendant cette période, s'enthousiasme Gabrielle Soullier - de Roincé, conservatrice des musées de la ville. C'est le début des congés payés, le temps des colonies, la crise économique, les prémices de la guerre. La société est en pleine transformation. Avec nos collections, on a plein de choses à dire ». 

Les expositions universelles et coloniale de 1925, 1931 et 1937 viennent aussi porter leur lot d'inspiration.


Maquette du Paquebot Normandie
 
On l’a oublié mais le paquebot Normandie a été le fleuron de la Compagnie Générale Transatlantique.

Le paquebot Normandie est mis en service le 29 mai 1935, il est alors le plus grand paquebot du monde. Il desservira la ligne atlantique nord au départ du Havre, en passant par Southampton jusqu’à New-York.

De par son architecture moderne ou ses somptueux décors en laque, verre gravé, marbres et autres bois exotiques, le paquebot Normandie représente l’apogée de la construction navale.
 
 

 
Pourquoi Boulogne est-elle autant marquée par les années 30 ? Parce que la ville a été un véritable laboratoire artistique à cette période. Avec la montée des prix de l'immobilier parisien, de nombreux peintres, sculpteurs et architectes n'ont plus les moyens de se loger dans la capitale. Ils élisent domicile dans cette commune, limitrophe, en pleine expansion, et y installent leurs ateliers.

Le musée occupe 3 000 m² et est réparti sur trois étages.

"Dans les salles spacieuses, souvent désertes, on découvre de magnifiques pièces : portraits mondains, vie quotidienne. Scènes de baignades, jeux sur la plage, témoins des premiers congés payés, comme cette vivifiante Partie de pêche, de Jean Despujols, une des toiles phares du musée. « Le temps des vacances, une femme qui se baigne, en maillot de bain de surcroît, c'est tout à fait nouveau pour l'époque », souligne la conservatrice.

Les œuvres de Georges Sabbagh, Paul Jouve, Maurice Denis, ou encore Zadkine, Lipchitz et Iacovleff ponctuent la visite. On s'arrête devant les scènes de fête et de danse, le Paris des années folles, les sculptures de nus aux lignes droites et épurées."

Source : Par Pauline Conradsson, 7 décembre 2018. ☞ https://www.leparisien.fr




Au troisième étage, plusieurs salles sont consacrées à l'art colonial. Sculptures, tableaux, dessins, représentent des scènes de vie et des habitants d'Afrique noire, du Maghreb, de l'Indochine d'alors. « On perçoit de la part des artistes un émerveillement devant ces découvertes d'autres peuples, une vraie fascination », analyse Gabrielle Soullier - de Roincé, conservatrice du musée.

En 1931 se tient l'exposition coloniale à Paris. Les Français découvrent pour beaucoup leur empire colonial, les habitants et modes de vies de ces contrées. Les peintres voyagent, certains étant accueillis en résidence à la villa Abd-el-Tif, à côté d'Alger, équivalent de la villa Médicis à Rome.

Plusieurs participeront aussi à la Croisière noire et la Croisière jaune (sic), deux expéditions organisées par Citroën entre 1924 et 1931 à travers l'Afrique pour la première et l'Asie pour la deuxième. Plusieurs des œuvres exposées ont été réalisées lors de ces voyages

La collection orientaliste du musée (entre autres le peintre Georges-André Klein) a démarré véritablement avec l'exposition intitulée Coloniales organisée par le musée en 1989-1990.

Sont exposées alors de nombreuses œuvres issues des réserves du musée des Arts africains et océaniens. Certaines d'entre elles resteront en dépôt au musée des Années Trente, premier noyau de la collection de peinture coloniale.





L'idéal féminin très différent dans les années 30 par rapport à l'époque d'aujourd'hui...

 
Les années 30 à Boulogne, ça ne se passe pas que dans le musée, mais aussi en se promenant dans la ville.
On compte une vingtaine de maisons, ateliers et immeubles art déco, résumé parfait de cette architecture de l'entre-deux-guerres. Cette richesse a permis à la ville d'obtenir le label "art et histoire".

Musée Paul-Landowski

On en profite d'être là pour... visiter le musée Paul-Landowski qui se trouve au sein du même espace d'exposition que le musée des années 1930.;
 
Paul Landowski (1875-1961) c'est le sculpteur du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro (1931), de la statue du premier président de la République chinoise, Sun Yat-Sen, dans son mausolée à Nankin (1930), de la statue de Montaigne devant la Sorbonne, de Sainte Geneviève sur le pont de la Tournelle (1928). 



On connaît ces statues sans pour autant y associer son nom, alors qu’il a passé sa vie
à crouler sous les commandes.
L’artiste lui-même est tombé dans l’oubli.

 
Inauguré le 10 septembre 2017 le musée déploie, au sein de l’Espace Landowski, le fonds qui était jusqu’à présent exposé rue Max-Blondat. Les collections du sculpteur Paul Landowski (1875-1961) ont été données par ses héritiers à la Ville de Boulogne-Billancourt en 1982. 

Dans ce musée, on peut découvrir l’œuvre de l’artiste, Grand Prix de Rome de sculpture en 1900 et mondialement connu durant l’entre-deux-guerres, notamment grâce au célèbre Christ rédempteur qui domine la baie de Rio de Janeiro du haut du morro du Corcovado.

 






Sun Yat-sen  (1866-1925), considéré comme le « père de la Chine moderne ».

Statue de Sun Yat-sen


Statue de Sainte Geneviève

La statue de Sainte Geneviève se trouve sur la pile Sud du pont de la Tournelle à Paris.

© https://www.parisladouce.com

Je ne sais pas ce qu'est cette sculpture...