Au hasard des balades

dimanche 16 septembre 2012

Maison du Fontainier, ou le Grand Regard de l’Observatoire

La maison du Fontainier est aussi appelée également Grand Regard de l’Observatoire, et 27e du nom. Elle a été construite à la demande d’Henri IV, puis de Marie de Médicis, pour améliorer l’alimentation en eau de Paris et plus particulièrement celle de la rive gauche.

Débouché de l’aqueduc dit « de Médicis », elle draine les eaux de la nappe phréatique de Rungis et de ses environs (sources du sud).

La Maison du Fontainier 42 Avenue de l'Observatoire, 75014 - Paris


27e du nom, c'est écrit au dessus de la porte.



Cet aqueduc, parallèle au tracé gallo-romain antique, commence sa course au Carré des eaux (regard des sources et regard n° 1) à Rungis, débouche à Paris par l’actuelle porte de Gentilly, passe sous le parc Montsouris, traverse le nouveau quartier Alésia-Montsouris, la maison de santé de La Rochefoucault, le parc de l’Observatoire et la termine à la maison du Fontainier.


Il est construit entre 1613 et 1623 par les entrepreneurs Jean Coing et son gendre Jean Gobelin. Il mesure près de 13 km.

Son parcours est jalonné de 27 regards qui permettent de contrôler et d’entretenir le système d’écoulement, mais aussi d’aérer l’eau pour en maintenir constamment la fraîcheur.

"À l’époque gallo-romaine, la rive droite du fleuve ressemble à un marais inhospitalier empêchant son développement. Peu à peu, des crues moins abondantes, un climat plus doux assainissent cette zone. Sous les Mérovingiens, des églises sont construites sur les monceaux Saint-Gervais, Saint-Merry et Saint-Martin…. Les quartiers commencent à se développer à partir des xie et xiie siècles, alimentés en eau par le fleuve et par de nombreux puits creusés par les Parisiens (moins profonds sur cette rive).

La rive gauche souffre également d’un manque d’accès à l’eau, d’autant plus qu’aucune source ne se trouve dans les environs.

Face à ces problèmes de pollution, de pertes dans les fontaines publiques et d’abus des concessions aux particuliers, la monarchie, sous l’impulsion d’Henri IV, reprend le contrôle de la distribution de l’eau. En 1594, le roi lance une opération de rénovation et d’amélioration du système d’alimentation au nord de Paris, et un grand projet de construction d’un nouvel aqueduc au sud. Les recherches s’orientent, grâce à la redécouverte de l’aqueduc romain, vers les sources de Rungis et de Wissous. Le projet faillit être interrompu avec l’assassinat d’Henri IV en 1610.

En 1612, Marie de Médicis, reine et régente du royaume, envisage de construire un nouveau palais, lassée par celui du Louvre. Elle achète alors le vaste domaine et le château dit « du Luxembourg », en lisière de Paris. Elle décide aussi de relancer le projet de construction de l’aqueduc, prévu par son défunt époux. En 1613 les jardins, les canaux et les fontaines sont aménagés ; la construction du palais qui débute en 1615 se termine en 1631.

La construction de l’aqueduc Le chantier de l’aqueduc est adjugé par la ville de Paris le 27 octobre 1612 au maître maçon Jean Coing. Puis à la mort de celui-ci en janvier 1614, c’est Jean Gobelin, son gendre, qui prend la succession du chantier.

Les travaux de terrassement débutent en 1613 et emploient jusqu’à 600 ouvriers. Ils durent 10 ans et le 18 mai 1624 les eaux coulent officiellement dans les conduites. Les eaux captées à une altitude de 75 mètres à Rungis descendent sur 13 kilomètres jusqu’à la maison du fontainier à 57 mètres d’altitude avec une pente moyenne de 1,4 ‰. Du fait que le Médicis puise son eau à Rungis, qu’il traverse de façon très visible la vallée de la Bièvre à Arcueil et Cachan, il porte également au cours de l’histoire les noms d’aqueduc des eaux de Rungis, aqueduc d’Arcueil ou de Cachan."
Source : Internet

Ma Visite 

"La répartition finale des eaux de ses sources du sud se fait dans les sous-sols, au-dessus desquels on construit, en 1619, la maison du Fontainier, d’un beau style Louis XIII. Elle sert, jusqu’à la Révolution, de logement de fonction à l’intendant général des Eaux et Fontaines du roi. Ces sous-sols sont aujourd’hui classés monument historique.

Ils sont divisés en trois salles dans lesquelles se trouve un bassin dit respectivement, du Roi, des Religieux (des Entrepreneurs) et du Peuple (de la Ville). L’aqueduc, galerie voûtée, débouche dans le bassin central des Religieux. De ces bassins et par la patte d’oie, courent les trois canalisations qui distribuent l’eau dans Paris jusqu’au milieu du XIXe siècle.

En 1845, les ingénieurs Lefort et Mary construisent le grand réservoir pour stocker l’eau qui s’écoule la nuit. C’est le prototype de ceux qu’allait créer Belgrand à Paris (Montsouris, notamment), dans la seconde moitié du XIXe siècle et début du XXe."

Au 19e siècle L’aqueduc Médicis, en mauvais état, il est abandonné au milieu du siècle et définitivement désaffecté en 1904, ses eaux alimentent toujours le lac et la cascade du parc Montsouris.

Les trois bassins 

Les trois bassins sont situés dans des salles voûtées en berceau, munie d’une fenêtre destinée à l’aération de la pièce."

- Le «bassin du Roi», le plus grand, mesure 6,86 mètres cube.
- Le «bassin des Carmélites», dit aussi «bassin de l’Entrepreneur», est de taille légèrement inférieure. - Le «bassin du Peuple», destiné à l’alimentation de Paris, mesure 4,73 mètres cube.

Le grand réservoir (ajout de 1845)

"Le grand réservoir mesure 30 mètres de longueur par 23 mètres de largeur, avec une capacité totale 1030 mètres cube d’eau. Le plafond, en béton, est formé de voûtes en berceaux soutenues par 60 piliers carrés. Il est doté également de 9 regards de visite."

Interdit de prendre des photos...

J'ai commencé à prendre des photos et j'ai été repérée par la guide qui m'a dit que c'était interdit. je nai jamais vu de pancarte... et je lui ai dit qu'elle ne l'avait pas dit. Mes prises de photos ont du être stoppées...

Le grand réservoir, je l'ai vu mais pas photographié parce que j'avais été "repérée" !



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