Au hasard des balades

vendredi 27 juin 2008

Paris gallo-romain : Les arènes de Lutèce et et les Thermes de Cluny

Les Arènes de Lutèce et les Thermes de Cluny (Musée de Cluny) sont les seuls témoignages de la  période gallo-romaine encore visibles à Paris.






Image Wikipédia
Lutèce

La ville de la tribu gauloise des Parisii, se partageait alors en deux ensembles urbains : l’Ile de la Cité, et la ville construite par les Romains sur la rive gauche de la Seine. C’est sur les coteaux de l’actuelle montagne Sainte-Geneviève que s’étaient développés villas et monuments somptueux : le forum, l’amphithéâtre (ou arènes de Lutèce), le théâtre, et trois thermes dont les plus imposants étaient ceux du Nord sur lesquels s’est appuyé au XVe siècle l’hôtel des abbés de Cluny, actuel musée de Cluny – musée national du Moyen Age.

Les Arènes de Lutèce 
Elles sont ouvertes tous les jours de 8 h 30 à 17 h pendant l'hiver et 21 h pendant l'été.
Elles sont classées aux Monuments Historiques et se visitent gratuitement,


On y pénètre par l'entrée de l'immeuble du nº 49 de la rue Monge, par la rue des Arènes et le square Capitan dans le 5 ème arrondissement.




 
L'entrée  49, rue Monge.
Image Wikipédia
Les arènes de Lutèce sont un amphithéâtre gallo-romain, et ont été construites entre le 1er et le 2 ème siècle après JC.  Elles comportaient à la fois une scène pour les représentations théâtrales et une arène pour les combats de gladiateurs et autres jeux de l'amphithéâtre. On peut encore y voir l’emplacement de la loge des acteurs, la plateforme de la scène et des éléments lapidaires.



L'amphithéâtre pouvait accueillir 17 000 spectateurs. La scène de théâtre, dressée sur le podium, est de taille considérable (41,20 m de longueur). Les combats d'hommes et d'animaux se déroulaient sur la piste centrale.


 

Il est probable que les arènes restèrent en activité jusqu'à la première destruction de Lutèce, à la fin du 3 ème siècle. Toutefois, Chilpéric fit réparer cet amphithéâtre en 577 ap. J.-C. et y fit donner des spectacles.

Cependant, ensuite, les arènes ont été ensevelies et leur emplacement exact est devenu ignoré.

Entre 1860 et 1869, l'ouverture de la rue Monge permet à Théodore Vacquer de mettre à jour  les premières traces de la partie nord des arènes. Elles furent réellement dégagées dans leur partie sud par les travaux de terrassement de la Compagnie générale des omnibus entre 1883 et 1885, qui souhaitait construire un dépôt de tramways.

La Société des amis des Arènes est créée pour défendre le site et sa valeur historique, ses soutiens comptent Victor Duruy et Victor Hugo. Le 27 juillet 1883, Hugo adressa une lettre au président du conseil municipal de Paris pour défendre les arènes de Lutèce, menacées de destruction.

Avec l'aide de Wikipédia

Les thermes de Cluny

"Les thermes de Cluny sont la partie conservée d’un ensemble plus vaste de grands thermes publics qui s’étendaient du nord au sud, du boulevard Saint-Germain à la rue des Ecoles, et d’est en ouest, du boulevard Saint-Michel au centre de la cour actuelle du musée national du Moyen Âge."
A travers les grilles, on peut voir une partie des ruines des thermes du nord.
Ils ont probablement été construits à la fin du Ier siècle de notre ère et sont restés en activité durant environ deux siècles.

En 285, les invasions barbares poussèrent les habitants à démolir partiellement l'édifice, et à utiliser les pierres pour fortifier l'île de la Cité où ils trouvaient refuge.

Appelés aujourd’hui thermes de Cluny, ils sont l’un des témoignages de la présence des Romains en Gaule.

L'arrivée d'eau

L'eau était amenée par un aqueduc depuis les sources du plateau de Wissous, au sud de Paris, via Arcueil. À Wissous, les eaux étaient recueillies dans un bassin de captage d'où partait vers Lutèce une canalisation dont le débit avoisinait les 2 000 m3. Cette dernière franchissait la vallée de la Bièvre au val d'Arcueil-Cachan grâce à un ouvrage d'art, dont on a retrouvé des traces.

L'évacuation des eaux usées se faisait par un égout qui encerclait les thermes et se jetait dans un égout collecteur situé sous le boulevard Saint-Michel.

Les rites des bains à l'époque romaine

Bien plus qu’un simple établissement de bain répondant à un souci d’hygiène corporelle, ce monument, comme tous les thermes publics, est le reflet d’un mode de vie typiquement romain. Aux rites des bains pouvaient s’adjoindre d’autres pratiques facultatives liées à l’entretien du corps, au simple agrément ou aux relations sociales. Le bain romain permettait de se laver, mais également de pratiquer le sport, se cultiver, se restaurer, négocier.

En général, les thermes publics, dont l’accès était gratuit ou peu coûteux, étaient, avec leurs "buvettes", leurs salles de repos, de réunion ou leurs bibliothèques, le lieu de rencontre préféré des habitants d’une ville.

L'ensemble architectural était constitué de plusieurs espaces : les palestres pour l’exercice, les salles des bains tièdes (tepidarium), chauds (caldarium) et froids (frigidarium), ainsi que des salles de massage et de repos, mais aussi les espaces réservés à l’accueil, au service et au fonctionnement (circuit de l’eau, chauffage...).

Les murs, dont on peut apprécier la construction en petites pierres carrées séparées à intervalles réguliers de rangs de briques, étaient à l’origine recouverts d’enduit, de peinture, de marbre ou de mosaïque.

La conservation exceptionnelle du frigidarium, dont la voûte atteint près de 14,70m et que l’on imagine paré somptueusement de fresques, de mosaïques, de riche mobilier et de statues, permet d’appréhender la fonction des thermes. Au-delà des simples impératifs de l’hygiène, ce lieu convivial de détente et de loisir visait à rassembler les Romains et les Gaulois sans distinction de classe, afin d’opérer la romanisation de la Gaule. Cette colonisation est aussi illustrée par des sculptures où se côtoient des divinités gauloises et romaines témoignant de la réussite de la fusion culturelle commencée par César."

Laissez un commentaire ici - Post a comment - Deixe um comentário

Merci

PENSEZ A SIGNER VOTRE MESSAGE
POUR QUE JE SACHE QUI M'ECRIT